Commission d'Histoire de l'Entité Manageoise

Fondée en 1994 (pour succéder à la Commission d’Histoire de Fayt), la C.H.E.M. a pour objectif de retracer l'histoire des communes composant l'Entité de Manage (Bellecourt, Bois-d'Haine, Fayt-lez-Manage, La Hestre et Manage) par le biais d'une revue trimestrielle, de hors-séries et de livres.

Elle gère un précieux fond d'archives et participe activement à diverses expositions et conférences ainsi qu'au recensement des sources ayant trait à notre passé.

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Nous vous invitons à consulter le sommaire de notre   Cahier du Grand Manage n° 113  qui vient d'être distribué à nos abonnés (voir tarif dans l'onglet "abonnements"). 



Nos Anciennes Communes

BELLECOURT : Léon Guinotte (1870 – 1950). Né à Morlanwelz, la même année que Raoul Warocqué, Léon Guinotte était le fils de Lucien, homme de confiance d’Arthur Warocqué qui lui confia la direction des charbonnages de Bascoup. Léon reçut une solide formation juridique qui l’amena à siéger à la Cour d’Appel de Bruxelles. Mais c’est dans la gestion des charbonnages qu’il fit cependant carrière. Au décès sans postérité de son ami Raoul Warocqué, il en fut le légataire universel et devint le dirigeant principal de l’importante Société des Charbonnages de Mariemont-Bascoup. Parallèlement à sa carrière industrielle, il s’investit en politique tant au plan local comme bourgmestre de Bellecourt (de 1908 à 1945), qu’au plan national, comme sénateur. Il avait épousé Louise Vanderstichelen-Rogier, fille d’un ancien ministre libéral, dont la générosité a marqué le souvenir de nombreux Bellecourtois. Léon Guinotte fit construire, à la limite de Morlanwelz, le domaine du Pachy où il habita avec sa nombreuse famille. Il mourut le 21 décembre 1950.

BOIS-D’HAINE : Louise Lateau (1850 – 1883). Née à Bois-d’Haine dans une famille pauvre, rapidement orpheline de père, Louise Lateau fut confrontée dès son jeune âge à la maladie et à l’indigence. Encore gamine, elle s’occupa des malades de son village et montra une grande capacité de service, de dévouement et de compassion. Sans instruction, profondément croyante et proche du curé de la paroisse, elle tomba gravement malade à 18 ans et son corps fut le siège de phénomènes mystérieux. L’apparition des stigmates, à partir de 1868, engendra une vive émotion parmi la population et entraîna, dans les années qui suivirent, une vague de spéculations tant scientifiques que religieuses, non dépourvues d’aspects polémiques. Louise Lateau attira aussi, souvent malgré elle, de nombreux visiteurs dans sa modeste maison de Bois-d’Haine, village qui, grâce à elle, connut la notoriété nationale et même internationale. Aujourd’hui, sa cause de canonisation a été introduite et attend un jugement.

MANAGE : Adolphe Dechamps (1807 – 1875). Né à Melle (Flandre Orientale) où son père dirigeait un établissement d’enseignement, Adolphe Dechamps vint se fixer au château de Scailmont, à Manage, vers 1815. Il fit de fortes études dans le sillage de maîtres illustres dans les domaines aussi variés que les mathématiques et la philosophie. Sa carrière politique qui devait le porter dans les plus hautes sphères de l’Etat, débuta dans les années qui suivirent l’indépendance. Député à 27 ans, gouverneur du Luxembourg en 1842, il obtint un portefeuille ministériel dès 1843. En 1845, il fut ministre des Affaires Etrangères et, à ce titre, l’un des hommes les plus influents du Royaume. Adolphe Dechamps joua évidemment un rôle de premier plan dans l’histoire de Manage, étant à la base du passage de l’importante ligne de chemin de fer Bruxelles-Charleroi à travers de ce qui n’était encore qu’un hameau de Seneffe, ouvrant la voie au développement des activités industrielles, notamment verrières. Il fut également l’artisan de la création de la paroisse de Manage, prélude à la séparation administrative de Manage et de Seneffe qui interviendra après sa mort. Son frère cadet, Victor, sera nommé archevêque de Malines en 1867, et cardinal en 1875.

FAYT-LEZ-MANAGE : François-Isidore Dupont (1780 – 1838). Issu d’une famille de fermiers, François-Isidore Dupont manifesta des dons précoces pour la mécanique. A vingt ans à peine, il fonda une clouterie le long de la chaussée, sur le territoire de Fayt. Quelques années plus tard, il érigea une platinerie et une forge à Arquennes. C’est cependant en 1821 que débute vraiment sa carrière de grand industriel avec le montage de son usine sidérurgique de Fayt, pourvue des procédés les plus modernes de travail du fer. La création et l’expansion des chemins de fer dans notre pays lui donna l’occasion de développer ses activités au point de devenir, à l’instar de John Cockerill, l’un des industriels les plus en vue en Belgique. Il fut également sénateur dans les premières années de l’indépendance nationale. Après sa mort, en 1838, son fils Emile continua l’œuvre de son père qui fit entrer le village de Fayt, de plein pied dans l’ère industrielle.

LA HESTRE : Théophile Massart (1840 – 1904). Né dans une famille ouvrière de Fayt,Théophile Massart acquiert une formation de forgeron qu’il pratique durant plusieurs années. Peu scolarisé, il lit cependant beaucoup et s’intéresse de près à la condition des ouvriers, au point de prendre part très tôt aux premières velléités d’organisation de la classe ouvrière de la région du Centre. En 1871, il devient le trésorier de l’Union des Métiers, groupement syndical qui achète le premier local ouvrier du pays, future Maison du Peuple de Jolimont. Il est aussi l’animateur de la section socialiste de Fayt qui participe à la fondation du Parti Ouvrier Belge, en 1886. La même année, il accède au poste de premier directeur de la coopérative de consommation du Progrès, qu’il occupera jusqu’à sa mort, en 1904. Etabli à La Hestre, il en sera également échevin dès les premières élections au suffrage universel, en 1895.