Fondée en 1996 (pour succéder à la Commission d’Histoire de Fayt), la C.H.E.M. a pour objectif de retracer l'histoire des communes composant l'Entité de Manage (Bellecourt, Bois-d'Haine, Fayt-lez-Manage, La Hestre et Manage) par le biais d'une revue trimestrielle, de hors-séries et de livres.
Elle gère un précieux fond d'archives et participe activement à diverses expositions et conférences ainsi qu'au recensement des sources ayant trait à notre passé.
ACTUALITES
Détendez-vous et passez un moment convivial et ludique
au 2ème repas des amis de la CHEM organisé le
dimanche 21 juin 2026 à partir de midi
en la salle du traiteur Morel, rue J. Empain 20 à 7170 Manage
Au Programme :
Ø Apéro, buffet froid et buffet chaud, dessert
Ø Ambiance musicale assurée par notre DJ exceptionnel
Ø Tombolas
Prix : 30 € par personne. Enfant de moins de 12 ans : 25,00 €
Boissons hors apéro à charge des participants à payer au bar (contre monnaie sonnante et trébuchante).
Date limite de réservation le 8 juin 2026
Paiement sur le compte bancaire CHEM : BE07 0004 2004 5766
Communication : Repas des amis + nom et nombre de personnes
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BON DE RESERVATION (21 juin 2026) à compléter et nous retourner à une de ces adresses :
Eric Delange, rue de la Loi 32 à 7170 La Hestre
Eveline Mainil, rue du Travail 72 à 7170 Bois-d’Haine
chem.secretariat@gmail.com
Nom/prénom _______________________________________________________________
Adresse ___________________________________________________________________
Courriel / téléphone : ________________________________________________________
Accompagnant.e.s (nombre adultes et enfants) : __________________________________
= _____ repas à 30,00 € et _____ repas à 25 € = __________,00 €
sur le compte de la CHEM BE07 0004 2004 5766 pour le 08 juin 2026 au plus tard
Nous sommes impatients de vous retrouver, réservez vite, les places sont limitées !
À bientôt chères amies et chers amis !
Consultez également notre rubrique "recherches" pour nous aider dans nos futurs projets de rédaction.
Merci pour votre intérêt et votre collaboration.
Nous vous invitons à consulter le sommaire de notre Cahier du Grand Manage n° 121 qui vient d'être distribué à nos abonnés (voir tarif dans l'onglet "abonnements").
BELLECOURT : Léon Guinotte (1870 – 1950). Né à Morlanwelz, la même année que Raoul Warocqué, Léon Guinotte était le fils de Lucien, homme de confiance d’Arthur Warocqué qui lui confia la direction des charbonnages de Bascoup. Léon reçut une solide formation juridique qui l’amena à siéger à la Cour d’Appel de Bruxelles. Mais c’est dans la gestion des charbonnages qu’il fit cependant carrière. Au décès sans postérité de son ami Raoul Warocqué, il en fut le légataire universel et devint le dirigeant principal de l’importante Société des Charbonnages de Mariemont-Bascoup. Parallèlement à sa carrière industrielle, il s’investit en politique tant au plan local comme bourgmestre de Bellecourt (de 1908 à 1945), qu’au plan national, comme sénateur. Il avait épousé Louise Vanderstichelen-Rogier, fille d’un ancien ministre libéral, dont la générosité a marqué le souvenir de nombreux Bellecourtois. Léon Guinotte fit construire, à la limite de Morlanwelz, le domaine du Pachy où il habita avec sa nombreuse famille. Il mourut le 21 décembre 1950.
BOIS-D’HAINE : Louise Lateau (1850 – 1883). Née à Bois-d’Haine dans une famille pauvre, rapidement orpheline de père, Louise Lateau fut confrontée dès son jeune âge à la maladie et à l’indigence. Encore gamine, elle s’occupa des malades de son village et montra une grande capacité de service, de dévouement et de compassion. Sans instruction, profondément croyante et proche du curé de la paroisse, elle tomba gravement malade à 18 ans et son corps fut le siège de phénomènes mystérieux. L’apparition des stigmates, à partir de 1868, engendra une vive émotion parmi la population et entraîna, dans les années qui suivirent, une vague de spéculations tant scientifiques que religieuses, non dépourvues d’aspects polémiques. Louise Lateau attira aussi, souvent malgré elle, de nombreux visiteurs dans sa modeste maison de Bois-d’Haine, village qui, grâce à elle, connut la notoriété nationale et même internationale. Aujourd’hui, sa cause de canonisation a été introduite et attend un jugement.
MANAGE : Adolphe Dechamps (1807 – 1875). Né à Melle (Flandre Orientale) où son père dirigeait un établissement d’enseignement, Adolphe Dechamps vint se fixer au château de Scailmont, à Manage, vers 1815. Il fit de fortes études dans le sillage de maîtres illustres dans les domaines aussi variés que les mathématiques et la philosophie. Sa carrière politique qui devait le porter dans les plus hautes sphères de l’Etat, débuta dans les années qui suivirent l’indépendance. Député à 27 ans, gouverneur du Luxembourg en 1842, il obtint un portefeuille ministériel dès 1843. En 1845, il fut ministre des Affaires Etrangères et, à ce titre, l’un des hommes les plus influents du Royaume. Adolphe Dechamps joua évidemment un rôle de premier plan dans l’histoire de Manage, étant à la base du passage de l’importante ligne de chemin de fer Bruxelles-Charleroi à travers de ce qui n’était encore qu’un hameau de Seneffe, ouvrant la voie au développement des activités industrielles, notamment verrières. Il fut également l’artisan de la création de la paroisse de Manage, prélude à la séparation administrative de Manage et de Seneffe qui interviendra après sa mort. Son frère cadet, Victor, sera nommé archevêque de Malines en 1867, et cardinal en 1875.
FAYT-LEZ-MANAGE : François-Isidore Dupont (1780 – 1838). Issu d’une famille de fermiers, François-Isidore Dupont manifesta des dons précoces pour la mécanique. A vingt ans à peine, il fonda une clouterie le long de la chaussée, sur le territoire de Fayt. Quelques années plus tard, il érigea une platinerie et une forge à Arquennes. C’est cependant en 1821 que débute vraiment sa carrière de grand industriel avec le montage de son usine sidérurgique de Fayt, pourvue des procédés les plus modernes de travail du fer. La création et l’expansion des chemins de fer dans notre pays lui donna l’occasion de développer ses activités au point de devenir, à l’instar de John Cockerill, l’un des industriels les plus en vue en Belgique. Il fut également sénateur dans les premières années de l’indépendance nationale. Après sa mort, en 1838, son fils Emile continua l’œuvre de son père qui fit entrer le village de Fayt, de plein pied dans l’ère industrielle.
LA HESTRE : Théophile Massart (1840 – 1904). Né dans une famille ouvrière de Fayt,Théophile Massart acquiert une formation de forgeron qu’il pratique durant plusieurs années. Peu scolarisé, il lit cependant beaucoup et s’intéresse de près à la condition des ouvriers, au point de prendre part très tôt aux premières velléités d’organisation de la classe ouvrière de la région du Centre. En 1871, il devient le trésorier de l’Union des Métiers, groupement syndical qui achète le premier local ouvrier du pays, future Maison du Peuple de Jolimont. Il est aussi l’animateur de la section socialiste de Fayt qui participe à la fondation du Parti Ouvrier Belge, en 1886. La même année, il accède au poste de premier directeur de la coopérative de consommation du Progrès, qu’il occupera jusqu’à sa mort, en 1904. Etabli à La Hestre, il en sera également échevin dès les premières élections au suffrage universel, en 1895.