Fondée en 1996 (pour succéder à la Commission d’Histoire de Fayt), la C.H.E.M. a pour objectif de retracer l'histoire des communes composant l'Entité de Manage (Bellecourt, Bois-d'Haine, Fayt-lez-Manage, La Hestre et Manage) par le biais d'une revue trimestrielle, de hors-séries et de livres.
Elle gère un précieux fond d'archives et participe activement à diverses expositions et conférences ainsi qu'au recensement des sources ayant trait à notre passé.
Amis internautes et facebookiens, bonjour,
La première moitié de cette année vient de se terminer et la période des vacances annuelles est en cours dans le secteur de l'enseignement. Dès ce vendredi 4 juillet, la plupart de nos étudiants (petits et grands) peuvent ranger leur cartable, mettre leurs neurones au repos, et profiter des semaines à venir avec leurs proches et amis... pour se détendre et se lancer dans de nouvelles aventures ou autres défis !
Notre Commission d'Histoire est en congé durant le mois de juillet mais notre équipe de passionnés, bénévoles, reste attentive via les contacts numériques afin de vous aider - autant que possible - dans vos recherches historiques relativement au passé de notre entité manageoise qu'il s'agisse du domaine culturel, architectural, industriel ou folklorique.
Afin de diversifier le contenu de nos publications trimestrielles, nous sommes ouverts à toute suggestion de votre part pour écrire ou vous aider à rédiger tout sujet particulier que vous souhaiteriez voir figurer dans nos Cahiers du Grand Manage. N'hésitez pas à nous adresser vos suggestions et à nous poser vos questions.
Depuis sa création, notre commission ne cesse d'évoluer et suit son petit bonhomme de chemin en s'efforçant - avec un immense plaisir - de mettre en place les nombreux projets qui nous animent notamment axés vers les jeunes générations.
Bienvenue sur notre site où de multiples informations sont à votre disposition.
A bientôt peut-être parmi nos adhérents ... et bonne lecture !
Bonnes vacances à toutes et tous 😎
Et une idée de balade ... Exposition consacrée aux presse-papiers
Amateurs d’histoire verrière, nous vous recommandons vivement l’intéressante exposition qui s’est ouverte à Liège depuis le 4 juillet et qui le restera jusqu’au 14 septembre 2025.
Elle s’intitule « Englobés » et permet de découvrir principalement quelques 250 presse-papiers en verre ou cristal dont l’une ou l’autre pièce de notre région du Centre. Cependant, Liège oblige, la majorité des pièces exposées proviennent du Val-Saint-Lambert (Seraing).
C’est la cathédrale de Liège et plus spécifiquement les salles d’exposition de son Trésor qui accueillent cette manifestation temporaire. Les presse-papiers visibles sont soit répartis dans les vitrines exposant déjà des objets d’art et d’histoire de l’ancienne Principauté de Liège, soit dans d’autres qui leur sont exclusivement dédiés.
Les onze salles accessibles permettent de parcourir l’histoire de la cité des Prince-Evêques tout en découvrant les nombreux presse-papiers exposés issus d’une collection privée mis en scène par Jean-Jacques Messiaen.
Ce dernier est aussi le commissaire de cette exposition et l’auteur d’un catalogue illustré que nous aurons le plaisir de vous présenter dans notre Cahier du Grand Manage n° 119 qui parviendra à nos abonnés à la fin septembre.
Infos complémentaires :
Englobés. Une collection de presse-papiers en verre et en cristal pour conter leur histoire. – Trésor de Liège
Pour la première fois, plus de 250 presse-papiers du 19e siècle à nos jours se déploient, sous forme d’un parcours historique et artistique original, au sein même des collections du Trésor de la cathédrale de Liège. Cet ensemble s’impose par sa grande diversité. Le visiteur part à la découverte des productions de Saint-Louis, Baccarat ou Clichy, de pièces contemporaines ... www.tresordeliege.be
Une publication originale ...!
En avril dernier, nous avons inauguré notre local situé dans l'ancienne maison communale de Bois-d'Haine. A cette occasion, il y eut la présentation d’un « Liber Amicorum » rédigé à l’attention de Joseph Strale, notre conseiller en histoire locale.
Cet ouvrage compte 195 pages avec de nombreuses illustrations en couleur et nous ne pouvons que vous recommander de l’acquérir car les études qui y sont présentées concernent prioritairement des villages de notre entité communale et dont voici le contenu :
• Retour d’un pèlerinage atypique : Mbata Kulunsi (Joseph Strale et Marc Cortembos)
• Pierre Fontaine, de La Hestre au Stalag I A en Prusse Orientale de 1940 à 1945 (Philippe Fontaine).
• Les huissiers de justice à Manage de 1879 à 1918 (Philippe Hardat).
• Une entreprise manageoise méconnue : Les Ateliers Jules Empain (Michel Muylaert-Gobert).
• Le cyclisme à Bellecourt : un sport, une passion (Colette et Christian Vanderstoken).
• Les villages de l’Entité manageoise : terres d’abbayes ? (Eric Warte).
• Généalogie des Seigneurs de Feluy et Tyberchamps (W. Losenko et E. Jacob).
Prix public : 45 €
Prix de lancement : 40 € (valable jusqu’à épuisement des stocks).
Prix pour les affiliés à la CHEM en ordre de cotisation 2025 : 32 € (20 % déjà déduit)
Virer le montant correspondant sur notre compte bancaire BE07 0004 2004 5766
NB : les conditions ci-dessus sont valables uniquement en cas de livraison dans l’entité de Manage ou si vous venez vous-même le chercher auprès de l’un des membres de notre équipe.
Dans l’affirmative, nous vous prions de réserver votre exemplaire via notre adresse générique info@chem-histoire-manage.be en précisant votre adresse et votre numéro de téléphone.
Si vous habitez en-dehors de notre entité, nous vous recontacterons pour fixer un rendez-vous et vous remettre votre commande.
Après réception du montant correspondant et de sa vérification, nous vous ferons parvenir votre ouvrage dans les meilleurs délais possibles.
Consultez également notre rubrique "recherches" pour nous aider dans nos futurs projets de rédaction.
Merci pour votre intérêt et votre collaboration.
Nous vous invitons à consulter le sommaire de notre Cahier du Grand Manage n° 118 qui vient d'être distribué à nos abonnés (voir tarif dans l'onglet "abonnements").
BELLECOURT : Léon Guinotte (1870 – 1950). Né à Morlanwelz, la même année que Raoul Warocqué, Léon Guinotte était le fils de Lucien, homme de confiance d’Arthur Warocqué qui lui confia la direction des charbonnages de Bascoup. Léon reçut une solide formation juridique qui l’amena à siéger à la Cour d’Appel de Bruxelles. Mais c’est dans la gestion des charbonnages qu’il fit cependant carrière. Au décès sans postérité de son ami Raoul Warocqué, il en fut le légataire universel et devint le dirigeant principal de l’importante Société des Charbonnages de Mariemont-Bascoup. Parallèlement à sa carrière industrielle, il s’investit en politique tant au plan local comme bourgmestre de Bellecourt (de 1908 à 1945), qu’au plan national, comme sénateur. Il avait épousé Louise Vanderstichelen-Rogier, fille d’un ancien ministre libéral, dont la générosité a marqué le souvenir de nombreux Bellecourtois. Léon Guinotte fit construire, à la limite de Morlanwelz, le domaine du Pachy où il habita avec sa nombreuse famille. Il mourut le 21 décembre 1950.
BOIS-D’HAINE : Louise Lateau (1850 – 1883). Née à Bois-d’Haine dans une famille pauvre, rapidement orpheline de père, Louise Lateau fut confrontée dès son jeune âge à la maladie et à l’indigence. Encore gamine, elle s’occupa des malades de son village et montra une grande capacité de service, de dévouement et de compassion. Sans instruction, profondément croyante et proche du curé de la paroisse, elle tomba gravement malade à 18 ans et son corps fut le siège de phénomènes mystérieux. L’apparition des stigmates, à partir de 1868, engendra une vive émotion parmi la population et entraîna, dans les années qui suivirent, une vague de spéculations tant scientifiques que religieuses, non dépourvues d’aspects polémiques. Louise Lateau attira aussi, souvent malgré elle, de nombreux visiteurs dans sa modeste maison de Bois-d’Haine, village qui, grâce à elle, connut la notoriété nationale et même internationale. Aujourd’hui, sa cause de canonisation a été introduite et attend un jugement.
MANAGE : Adolphe Dechamps (1807 – 1875). Né à Melle (Flandre Orientale) où son père dirigeait un établissement d’enseignement, Adolphe Dechamps vint se fixer au château de Scailmont, à Manage, vers 1815. Il fit de fortes études dans le sillage de maîtres illustres dans les domaines aussi variés que les mathématiques et la philosophie. Sa carrière politique qui devait le porter dans les plus hautes sphères de l’Etat, débuta dans les années qui suivirent l’indépendance. Député à 27 ans, gouverneur du Luxembourg en 1842, il obtint un portefeuille ministériel dès 1843. En 1845, il fut ministre des Affaires Etrangères et, à ce titre, l’un des hommes les plus influents du Royaume. Adolphe Dechamps joua évidemment un rôle de premier plan dans l’histoire de Manage, étant à la base du passage de l’importante ligne de chemin de fer Bruxelles-Charleroi à travers de ce qui n’était encore qu’un hameau de Seneffe, ouvrant la voie au développement des activités industrielles, notamment verrières. Il fut également l’artisan de la création de la paroisse de Manage, prélude à la séparation administrative de Manage et de Seneffe qui interviendra après sa mort. Son frère cadet, Victor, sera nommé archevêque de Malines en 1867, et cardinal en 1875.
FAYT-LEZ-MANAGE : François-Isidore Dupont (1780 – 1838). Issu d’une famille de fermiers, François-Isidore Dupont manifesta des dons précoces pour la mécanique. A vingt ans à peine, il fonda une clouterie le long de la chaussée, sur le territoire de Fayt. Quelques années plus tard, il érigea une platinerie et une forge à Arquennes. C’est cependant en 1821 que débute vraiment sa carrière de grand industriel avec le montage de son usine sidérurgique de Fayt, pourvue des procédés les plus modernes de travail du fer. La création et l’expansion des chemins de fer dans notre pays lui donna l’occasion de développer ses activités au point de devenir, à l’instar de John Cockerill, l’un des industriels les plus en vue en Belgique. Il fut également sénateur dans les premières années de l’indépendance nationale. Après sa mort, en 1838, son fils Emile continua l’œuvre de son père qui fit entrer le village de Fayt, de plein pied dans l’ère industrielle.
LA HESTRE : Théophile Massart (1840 – 1904). Né dans une famille ouvrière de Fayt,Théophile Massart acquiert une formation de forgeron qu’il pratique durant plusieurs années. Peu scolarisé, il lit cependant beaucoup et s’intéresse de près à la condition des ouvriers, au point de prendre part très tôt aux premières velléités d’organisation de la classe ouvrière de la région du Centre. En 1871, il devient le trésorier de l’Union des Métiers, groupement syndical qui achète le premier local ouvrier du pays, future Maison du Peuple de Jolimont. Il est aussi l’animateur de la section socialiste de Fayt qui participe à la fondation du Parti Ouvrier Belge, en 1886. La même année, il accède au poste de premier directeur de la coopérative de consommation du Progrès, qu’il occupera jusqu’à sa mort, en 1904. Etabli à La Hestre, il en sera également échevin dès les premières élections au suffrage universel, en 1895.